[SIZE=7][b]Les œuvres de Steinbeck[/b][/SIZE]
Cup of Gold (1929)
[Loin du réalisme trivial qui l'a fait connaître, John Steinbeck a su transmettre dans ce roman tout le tragique de la vie d'un homme qui s'était fait boucanier pour rester enfant et que la réalité a rattrapé et forcé à devenir adulte.
La Coupe d'Or, c'était Panama, la ville fortifiée d'où partait chaque année le tribut que ses colonies versaient à l'Espagne, la ville qu'aucun boucanier anglais, français ou hollandais n'avait encore osé attaquer en 1660. Et au milieu vivait une femme aussi belle que le Soleil adorée par toute la mer des Caraïbes sous le nom hermétique de Santa Roja. Une beauté qui éveilla même l'avidité du terrible pirate Henry Morgan, parti de son pays de Galles natal à 15 ans dans l'espoir de trouver au-delà des mers cette chose inaccessible qu'il cherchait depuis toujours. Mais, las, la prise de Panama en mettant fin à la fortune du comptoir espagnol mit aussi fin à la quête d'inaccessible du jeune Morgan ramené brutalement à l'âge adulte : Panama n'était qu'une ville mise à sac, la Santa Roja une beauté ordinaire qu'il n'aimait pas, qui le méprisait et que son mari n'aimait que parce qu'elle était l'héritière de dix mines d'or. Revenu de son expédition, Morgan ne serait plus qu'une ombre humaine fuyant les scènes de ménage.
Le premier roman de John Steinbeck paraît à mille lieues de ceux qui feront sa célébrité. Roman historique, la Coupe d'Or est aussi, est surtout un roman tragique sur l'impossible quête de l'inaccessible, sur l'illusion et la dissipation de l'illusion, sur le rêve et sur la fin du rêve. Un roman sur la seconde qui fait d'un adolescent épris d'absolu et dont le regard brille une ombre vieillarde aux yeux mornes prisonnières des réalités. Un roman qui préfigure un peu Caligula d'Albert Camus. Comme Caligula, Henry Morgan désire la Lune, une chose inaccessible et dont il n'entrevoit pas la nature. Comme Caligula, Morgan a une volonté de fer et un esprit prêt à toutes les cruautés pour atteindre son but ignoré. Comme Caligula, le retour à la lucidité adulte et la perte de son rêve laisse Morgan sans vie, à peine plus qu'une mâne en peine errant sur les rives du Styx. Le décor est traité de manière inégale : les Caraïbes disparaissent derrière le destin de Morgan, le Pays de Galles de l'enfance prend au contraire une dimension fantasmatique magnifiée par les souvenirs de Morgan. Malgré un héros pirate, la Coupe d'Or n'est qu'à peine un roman d'aventures ou de marin enrichi d'une réflexion sur la condition humaine, c'est une réflexion profonde sur la condition humaine enrichie d’aventures.
From : http://esseclive.com/livres-litterature/livres/les-classiques/john-steinbeck/la-coupe-dor-de-john-steinbeck.htm ]
Pastures of heaven (1932)
The Red Pony (1933)
[On a ranch in the California mountains, a young boy finds both joy and sorrow in taking responsibility for his horse. The memorable characters include the boy's impatient father; his grandfather, once "the leader of the people "; and the hired hand whom the boy believes to be invincible.]
To a God Unknown (1933)
Tortilla Flat (1935)
In Dubious Battle (1936)
[Steinbeck raconte dans ce roman la vie d'une grève aux États-Unis dans les années 1930. À travers l'histoire de deux "radicaux", des communistes adhérents, appelés les "reds", il nous plonge dans le monde des ouvriers américains dans la morosité de la crise de l'entre-deux guerres. Jim, nouvel adhérent et Mac habitué des grèves sont les "héros" de cette histoire. L'auteur dépeint la vie de ces deux radicaux sans prendre parti, si ce n'est le parti des pauvres gens. Le docteur "Doc" est d'ailleurs un personnage important qui nous livre sans doute une partie de l'idée de Steinbeck par rapport aux syndicats et à leurs actions. Le mouvement de grève se déroule dans une communauté de ramasseurs de pommes de la vallée de Salinas en Californie. Très vite, le mouvement prend une tournure violente, la grève étant très peu appréciée des grands propriétaires locaux. La suite des événements s'annonce tragique pour les principaux personnages.
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/En_un_combat_douteux »]
[b]Of Mice and Men [/b](1937)
[George Milton et Lennie Small sont des amis d'enfance en fuite, que leur errance sur les routes de Californie conduit à travailler comme journaliers de ranch en ranch. George s'occupe de Lennie car il l'a promis à la tante de celui-ci. Ils rêvent de posséder un jour une petite exploitation, pour y vivre « comme des rentiers », et y élever des lapins. Lennie, doté d’une très grande force physique, ne parvient pas à dominer sa puissance, mais il est également intellectuellement déficient, et passe constamment pour un « idiot », cela lui causera des ennuis.
Le récit s'inspire d'un vers de Robert Burns: « Les plans les mieux conçus des souris et des hommes souvent ne se réalisent pas » À travers une écriture grave et monocorde, il exprime toute la misère et la solitude humaine. Devant l'accueil enthousiaste que suscite son roman, Steinbeck réalisa une adaptation théâtrale qui est représentée la même année.
Deux films en ont été tirés : 1939 : Des souris et des hommes de Lewis Milestone ; 1992 : Des souris et des hommes de Gary Sinise.
From Wikipedia]
The Long valley (1938)
[Nouvelles. Deviendra une série télévisée très populaire]
The Grapes of Wrath (1938)
The Moon Is Down (1942, a ref. to Macbeth)
[traite du sujet de l'occupation durant la Seconde Guerre mondiale. L'histoire se déroule dans un petit village scandinave qui voit débarquer des blindés allemands. Steinbeck nous montre de facon magistrale que l'occupation n'a jamais marché dans l'histoire, et qu'elle ne marchera jamais. Il y aura toujours des rebelles, de la violence, des attentats, des sabotages, et bien sûr des représailles.
From Wikipedia]
Cannery Row (1945)
The Pearl (1947)
[La perle raconte l'histoire d'un petit et pauvre pêcheur indien qui vit avec sa femme et son jeune fils en bordure d'une ville d'Inde. Il vit dans une hutte,entouré de ses semblables. Tout semble aller bien (mis à part l'argent)avant que son fils, Coyotito ne soit piqué par un scorpion. A partir de ce moment là, Kino et sa femme Juana sont emplis de peur et vont aller pêcher dans l'espoir de trouver une perle à vendre pour payer le docteur. C'est alors que l'univers de Kino bascule: il ne pêche pas une simple perle, il pêche la plus grosse du monde, la Perle du Monde. A partir de ce moment là, la cupidité, la méfiance, l'envie s'abat sur lui et plusieurs malheurs surviennent, notamment le fait de ne pas avoir réussi à vendre la perle ou l'ince,die qui ravage sa hutte. Mais Kino est un pauvre et il est bien decidé à aller chercher la fortune:Il décide d'entreprendre avec sa femme et son fils un long périple au-delà de la montagne et du tranquille petit golf. Un voyage en direction de Loreta, la ville de la vierge, car Kino pense qu'il aura plus de chances de vendre sa perle dans cette ville inconnue. Malheureusement en chemin
From Wikipedia]
The Wayward Bus (1947)
East of Eden (1952)
Confirme le double ancrage, subjectif et américain, de l’écriture de Steinbeck. Il en dit, “... [it is] the story of my country and the story of me.” (
A Journal of a Novel: The East of Eden Letter). Les dimensions autobiographique et régionaliste s’emmêlent, comme le suggère Steinbeck : “A sort of autobiography of the Salinas Valley.” Dimension à la fois réaliste (auto-biographique) et allégorique.
C’est un roman qui présente l’histoire du pays de la guerre civile à la Grande Guerre, en serrant de près le destin de deux familles américaines: les Hamilton (côté maternel de Steinbeck) (décrit comme une « Famille Universelle »), et les Trask (famille imaginée) qui sont les « Voisins Universels ».
Comme dans Grapes, le symbolisme religieux joue un rôle important, comme le fait entendre d’emblée le titre. Vient de la Genèse, Chapitre 4, verset 16 : « Puis, Caïn s'éloigna de la face de l'Éternel, et habita dans la terre de Nod, à l'orient d'Éden ». C’est en effet le récit des frères Caïn et Abel qui offre la symbolique d’ensemble. Une symbolique basée sur la jalousie intestine, le conflit éternel entre le bien et le mal. Steinbeck nous dit que “all novels, all poetry, are built on the never-ending contest in ourselves of good and evil.”
Sweet Thursday (1954)
[Il s'agit de la suite de Cannery Row précédent roman de Steinbeck publié en 1945 qui porte le nom de la rue du front de mer à Monterey. Tendre Jeudi narre des événements qui se sont passés dans Cannery Row après la fin de la Seconde Guerre mondiale.]
Travels with Charley (1962)